Notre savoir-faire — Étape I

Plantation et coopérative.

Modèle
Mixte — parcelles propres & planteurs partenaires
Planteurs partenaires
35 familles
Villages
Virembina & Nosy Be — district d’Antalaha
Prix payé
+ 5 à 8 % au-dessus du marché

Mahomby cultive ses propres parcelles à Virembina et Nosy Be, deux villages de la commune d’Antalaha. Autour de nos parcelles, trente-cinq familles de planteurs partenaires nous confient également leurs récoltes. Ce modèle mixte — producteur et exportateur à la fois — est un choix fondateur.

№ I
Le modèle

Producteur et exportateur, à la fois.

La vanille demande trois années avant de produire. Quinze à vingt ans pour qu’une liane atteigne son rendement optimal. C’est un horizon impossible à industrialiser sans tricher.

Nous connaissons la culture parce que nous la pratiquons nous-mêmes, sur nos parcelles de Virembina et Nosy Be. Cette exigence quotidienne guide notre exigence à l’achat.

À la création de Mahomby Export en 2015, nous avons fait un choix fondateur : ne pas nous limiter à l’exportation, ni au négoce. Nous avons investi dans nos propres parcelles à Virembina et Nosy Be, deux villages de la commune d’Antalaha, dans le district d’Antalaha — au cœur de la région SAVA (Sambava, Antalaha, Vohémar, Andapa). Cultiver nous-mêmes nous impose la même contrainte de temps long que celle des planteurs qui travaillent avec nous.

Autour de nos parcelles, trente-cinq familles de planteurs partenaires cultivent leurs propres lianes et nous confient l’achat, la préparation et l’export de leurs récoltes. Ce sont des relations installées, souvent héritées de générations précédentes. Nous payons leurs gousses 5 à 8 % au-dessus du cours du marché local et réglons sous sept jours après la pesée.

C’est ce double statut — producteur et exportateur — qui garantit à nos clients européens et internationaux une traçabilité complète depuis la liane jusqu’au conditionnement final.

№ II
La géographie

Virembina & Nosy Be — district d’Antalaha.

Deux villages voisins, mêmes conditions pédoclimatiques, mêmes gestes transmis. Nos parcelles et celles de nos partenaires occupent quelques dizaines d’hectares sur ce même terroir.

Virembina

Village de la commune d’Antalaha

Nos premières parcelles y ont été plantées à l’origine du projet. Les lianes sont désormais matures. La production locale est complétée par des lots achetés aux planteurs voisins.

Nosy Be

Hameau du district d’Antalaha — à ne pas confondre avec l’île touristique du nord-ouest

Nom malgache signifiant « grande île » — c’est un toponyme commun à Madagascar. Ici, Nosy Be désigne un hameau agricole voisin de Virembina, dans la commune d’Antalaha (région SAVA).

Le district d’Antalaha, avec Sambava, Vohémar et Andapa, forme la région SAVA — historiquement la première zone de production de vanille Bourbon au monde. Le climat tropical humide, l’altitude modérée et les pluies bien réparties expliquent la qualité particulière des gousses de la région. C’est ce terroir que nous cultivons et dont nous exportons chaque année une partie de la récolte.

№ III
L’économie

Pourquoi nous payons plus cher.

Cinq à huit pour cent au-dessus du marché. Ce n’est pas de la philanthropie — c’est ce qui garantit qu’on nous garde les meilleures gousses.

Le prix de la vanille verte est fixé chaque semaine, à Sambava, sur la base d’une cotation négociée entre les exportateurs et les planteurs. Il fluctue énormément : entre 2017 et 2019, il a été multiplié par dix avant de retomber. Mahomby paie systématiquement 5 à 8 % au-dessus de cette cotation hebdomadaire, et nous nous engageons sur des volumes annuels.

Le mécanisme est simple. Nous garantissons à chaque famille partenaire un volume minimum acheté sur trois ans. En contrepartie, elle nous garde ses lots de premier choix avant la mise en marché. C’est un contrat moral autant que commercial : notre système d’engagement sur trois ans vise précisément à réduire l’exposition des familles aux fortes fluctuations du marché de la vanille, qui a connu ces dernières années des variations très marquées.

Surcoût matière
+ 5 à 8 %
Engagement
3 ans
Délai paiement
7 jours
Lots premier choix
Pré-réservés
№ IV
La formation

Cinquante jeunes femmes formées à la pollinisation.

La pollinisation manuelle de la vanille se transmet depuis 1841. La technique n’a pas changé. Le contexte, si.

La pollinisation manuelle est un travail féminin, transmis de mère en fille. Depuis la création de Mahomby, nous avons formé une cinquantaine de jeunes femmes à ce geste précis, sur nos parcelles et chez nos planteurs partenaires.

Le geste se perfectionne avec l’expérience : la pointe de bambou doit déchirer la membrane qui sépare l’étamine du pistil, sans toucher l’ovaire. Quelques millimètres de marge. Les meilleures pollinisatrices traitent jusqu’à 1 800 fleurs par jour.

La campagne dure environ onze semaines par an. C’est un travail intense et court, déterminant pour toute la récolte à venir. Sur cette période, la différence entre une bonne et une excellente pollinisatrice peut représenter plusieurs dizaines de kilos de gousses en fin de curing.

Former les jeunes femmes du district à ce geste n’est pas seulement une question technique. C’est aussi une source d’autonomie économique dans une région où les revenus agricoles restent la principale ressource.

Sourcer notre vanille.

Vanille Bourbon de Madagascar, cultivée à Virembina et Nosy Be — pour les professionnels comme pour les particuliers. Deux voies d’accès selon votre volume.

№ V
FAQ

Questions fréquentes.

Mahomby possède-t-il ses propres plantations ?

Oui, à Virembina et Nosy Be — deux villages de la commune d’Antalaha, région SAVA. Nous complétons cette production propre par les récoltes achetées à trente-cinq familles de planteurs partenaires installées sur le même terroir. C’est un modèle mixte : producteur et exportateur.

Combien de familles de planteurs travaillent avec Mahomby ?

Trente-cinq familles. Le nombre est volontairement stable — nous préférons approfondir des relations installées plutôt qu’élargir le réseau. Toutes vivent dans la commune d’Antalaha, autour de nos propres parcelles de Virembina et Nosy Be.

Le prix payé aux planteurs est-il transparent ?

Oui. Pour toute commande professionnelle, nous fournissons sur demande la cotation Sambava de la semaine de récolte et le prix précis payé aux familles — avec un écart toujours positif de 5 à 8 %. C’est un argument de différenciation pour les chefs et industriels qui communiquent sur leur sourcing.

Pouvez-vous tracer une gousse jusqu’à la parcelle ?

Toujours jusqu’au village. Chaque caisse expédiée porte un numéro de lot qui renvoie à un registre interne : parcelle ou famille d’origine, semaine de récolte, taux de vanilline mesuré, durée d’affinage. La traçabilité complète est fournie sur demande pour toute commande professionnelle.

Nosy Be — c’est bien l’île touristique du nord-ouest ?

Non. « Nosy Be » signifie littéralement « grande île » en malgache — c’est un toponyme commun à Madagascar. L’île touristique du nord-ouest et notre hameau agricole du district d’Antalaha portent le même nom mais sont deux lieux distincts. Notre Nosy Be est situé en plein cœur de la région SAVA, à quelques kilomètres de Virembina.